Bergeron-Rask-Lepage

ST. LOUIS - Patrice Bergeron s'était dit « prêt à jouer le match no 3 » en matinée lorsque questionné au sujet de son état de santé et il a prouvé en soirée qu'il n'était pas un menteur.

Blanchi lors des deux premiers matchs de la série, l'attaquant québécois a récolté un but et deux aides dans une victoire facile de 7-2 des Bruins face aux Blues, qui leur a permis de prendre une avance de 2-1 dans la Finale de la Coupe Stanley, samedi.
« C'est un résultat d'équipe, a-t-il lancé après la rencontre. Personne ne serait ici sans l'aide de tout le monde et je ne suis pas différent des autres. C'est ce pour quoi on est ici. On s'est parlé en tant qu'équipe et en tant que compagnon de trios et on a fait ce qu'on avait à faire.
« On avait déjà rebondi dans les séries. On s'était dit de garder les choses simples et d'avoir une meilleure exécution. Je pense que ce soir, c'est un bon exemple de la manière dont on peut le faire. »
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Tout cela après que des questions sur son état de santé eurent été soulevées dans les derniers jours puisqu'il a vu son temps de jeu diminuer lors du deuxième match et qu'il s'est absenté de la pratique de l'équipe, vendredi, pour subir des traitements.
S'il n'est pas en pleine santé, il n'a rien laissé paraître. À part peut-être après la rencontre, quand il est apparu devant les médias environ une heure après la fin de la rencontre. Cela signifie habituellement qu'un joueur passe dans le bureau du thérapeute.

BOS@STL, #3: 100e point de Bergeron dans les séries

Bergeron a débloqué en ouvrant la marque en milieu de première période - le premier de quatre buts en autant d'occasions en avantage numérique pour les Bruins - et a ajouté deux autres passes en pareille situation en deuxième période quand Boston a creusé l'écart à 5-1.
Le trio mené par le natif de L'Ancienne-Lorette venait de connaître de très bonnes séquences en territoire des Bruins et avait obtenu des chances de marquer.
« Une façon de prendre confiance et de débloquer offensivement, c'est de réussir des jeux et de bien sentir la rondelle, a expliqué l'entraîneur Bruce Cassidy. Ils ont bien amorcé le match à forces égales et ils contrôlaient le jeu en zone adverse. Je crois qu'ils ont pris confiance à ce moment et qu'ils ont ensuite débloqué en supériorité. »
Les Bruins n'avaient inscrit que deux buts en 10 avantages numériques depuis le début de la Finale, ce qui était décevant selon les standards qu'ils ont eux-mêmes établis en séries.
« On a essayé de simplifier le jeu et d'amener les rondelles au filet le plus souvent possible, a expliqué Bergeron. Quand on fait ça, c'est à ce moment qu'on peut commencer à faire des passes à travers la boîte défensive.
« On possède plusieurs façons de marquer des buts. Parfois, lorsqu'on s'éloigne des choses simples et qu'on ne négocie pas avec les options qui sont devant nous et qu'on essaie de forcer les jeux, c'est là que ça n'arrive pas. »
Match parfait
Ç'en est rendu presque injuste. Les Bruins sont tellement efficaces en avantage numérique qu'ils marquent pratiquement chaque fois que l'adversaire prêche par indiscipline.
Ce n'est pas nouveau - la troupe de Cassidy affichait déjà la meilleure efficacité de la Ligue à 31,7 pour cent avant la rencontre - mais elle a amené ça à un tout autre niveau, samedi.
Résultat : quatre buts sur quatre tirs en autant d'avantages numériques. Avec ça, Boston a maintenant marqué 14 buts en 28 occasions à l'étranger depuis le début du tournoi printanier. Les Bruins ont d'ailleurs établi un record d'équipe en marquant au moins un but en supériorité dans sept matchs de suite.
« C'était juste une soirée où tout allait de notre côté, a avancé Torey Krug, qui a enregistré un but et trois aides. Nous voulions être plus décisifs et lancer après une ou deux passes. Comme on savait que nous allions lancer rapidement, ç'a permis à nos hommes d'aller devant le filet et de gêner le travail du gardien. »